On ne naît pas chrétien, on le devient !

Je crois, nous croyons, tu crois !

Image (On ne naît pas chrétien, on le devient !) Image (On ne naît pas chrétien, on le devient !) En 2017, le Protestantisme dans sa grande et riche diversité célèbrera ses 500 ans de réformes. En effet, en 1517, le moine Martin LUTHER affichait sur les portes de l'église de la petite ville allemande de Wittenberg 95 thèses qui allaient radicalement bouleverser le paysage de l'église chrétienne d'alors. Pendant toute l'année 2017, plusieurs événements sont prévus pour commémorer cette date importante ; nous ne manquerons pas de vous en parler régulièrement dans nos prochaines Newsletters. A l'occasion de cette commémoration historique, nous voulons aussi nous souvenir que le baptisme plonge ses racines dans les grandes affirmations de la Réforme.

Commençons avec la foi seule !

On ne naît pas chrétien, on le devient

Cette affirmation, employée parmi les protestants évangéliques, met l’accent sur le nécessaire processus d’une foi personnelle chez le croyant. S’il est vrai, pour ma part, que je suis né au sein d’une famille où la foi en Jésus était une réalité vécue au quotidien, il a été important pour moi de m’approprier cette foi en vivant l’expérience de la rencontre personnelle avec le Christ ressuscité.

Beaucoup d’évangéliques sont nés dans un environnement familial qui les a encouragés à embrasser la foi de leurs parents. Il n’en demeure pas moins que tous vous diront avoir expérimenté la repentance et la conversion. Qu’est-ce que cela veut dire ?

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La conversion marque le changement radical d’orientation de sa vie, l’acceptation de suivre Jésus de tout cœur, de bon cœur. Il s’agit donc ici d’une démarche personnelle, liée à une prise de conscience de son état de misère loin de Dieu, la repentance. Certes, de manière intellectuelle, je peux connaître Dieu, savoir qu’il est le Créateur, qu’il est même le Sauveur du monde et le Seigneur incontesté de l’Univers tout entier. Mais si je n’ai pas expérimenté dans ma vie personnelle, dans mon for intérieur, la réalité de l’amour du Christ et de son pardon, ma foi est vaine, c’est-à-dire sans effet de changement sur ma vie. Vous entendrez donc souvent un chrétien évangélique vous dire "qu’il a reçu Jésus dans son cœur". Cette expression, avec son côté enfantin, dit néanmoins bien que la foi est, pour cette personne, liée à une expérience  qui dépasse l’entendement. Une expérience qui se manifeste souvent par une joie immense et incompréhensible, joie de se savoir aimé(e) de Dieu et pardonné(e) par lui. Cette expérience se partage, mais ne s’explique pas !

Par la repentance, je réalise que Dieu m’aime tel que je suis, et pour moi personnellement, alors que je suis loin d’être aimable. Placé devant l’amour du Christ dont le summum est la croix, je ne peux que capituler et réaliser ma pauvreté intérieure, ma sécheresse de cœur, mon besoin d’une vie renouvelée. Cette prise de conscience entraîne alors une volonté déterminée de changer de comportement pour m’appliquer à vivre selon les principes de l’Évangile, autrement dit comme Jésus a vécu. Un ouvrage, bien connu des chrétiens évangéliques de ma génération, a marqué mon adolescence ; son titre est évocateur pour comprendre ce que je viens d’écrire : Que ferait Jésus à ma place ? Ainsi la foi est provoquée par la repentance et vécue dans la conversion, c’est-à-dire dans un revirement sur soi, un revirement en soi pour adopter des attitudes qui vont plaire à Dieu.

Cette foi en Jésus affecte donc toutes mes relations, toutes mes pensées et tous les gestes de mon quotidien.

Marc DEROEUX

Pasteur et Secrétaire Général de la FEEBF