Une attente sous le signe de la bonté et de la fidélité

Une attente sous le signe de la bonté et de la fidélité

Matthieu 25:14-30

Le Royaume des cieux ressemble à ceci : "Un homme part en voyage. Il appelle ses serviteurs et leur confie ses richesses. Il donne à chacun selon ce qu'il peut faire. Il donne à l'un 500 pièces d'or, à un autre 200, à un troisième 100, et il part..." Lire la suite

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Attendre en oeuvrant...

Sur notre chemin vers Pâques, nous sommes invités, avec le texte que nous venons de lire, à rester en éveil, à être prêt en attendant le retour du Ressuscité. Mais encore faut-il savoir attendre ! Et savoir comment occuper cette attente ! Mais surtout dans et avec quel état d’esprit !

Jésus fonde ici l’attente de son retour sur une juste compréhension de la responsabilité devant Dieu, c’est-à-dire cette capacité de savoir répondre de nos choix et de nos actes au regard de nos motivations profondes.  Nous sommes invités à vivre notre vie maintenant à son service, de façon responsable, sans réserve, dans l'attente qu'un jour il reviendra. Dans les chapitres 23 à 25, l’évangéliste Matthieu n’a cesse de rappeler que les croyants en Jésus auront à faire face aux dangers de la persécution, aux faux prophètes ou aux bouleversements planétaires. Mais un autre danger, plus insidieux encore, guette le chrétien : l’apathie, cette capacité à l’inaction, au désengagement, chemin de la facilité et de la paresse.

L'histoire de ces trois serviteurs nous est familière. Ils sont chargés de responsabilités à des degrés divers, selon leurs compétences et leurs capacités. Ils sont censés agir comme de bons intendants, en investissant les ressources du Maître à bon escient, responsabilité que le serviteur mauvais et paresseux n’a pas voulu assumer. Le jugement du Maître n’est pas posé sur la quantité du travail rapporté, mais sur la qualité du serviteur. Le Maître, à son retour chez lui, ne salue pas l’esprit capitaliste des serviteurs mais il loue chez eux leur bonté et leur fidélité, reprochant au troisième sa mauvaise appréciation de son Maître et sa paresse.

Dieu nous fait le don de la vie

A tous et à chacun, Dieu a confié le don de la vie, nous faisant grâce de diverses autres ressources, dont la liste est plus ou moins longue suivant les personnes. Il nous incombe de savoir comment les utiliser à bon escient.

La conclusion de cette histoire peut sembler choquante. Après tout, l'homme qui enterre les talents reçus tente de préserver ce qui lui a été donné. Pourtant, aux yeux de Dieu, enterrer ce trésor confié est la pire chose que nous pourrions choisir de faire avec.

Car Dieu croit en nous...

Oui, Dieu croit en nous ! Il nous fait grâce de dons, de ressources et de richesses intérieures parce qu'il nous croit capables de les mettre à profit en bénissant les autres et participant, à notre mesure, à l’avancement de son royaume. Enterrer notre trésor, c’est tout simplement négliger et trahir cette confiance !

Donc, si la parabole semble juste ou non est sans importance. Il nous est demandé de travailler sur ce trésor que Dieu nous a confié, et d'examiner comment le mettre à profit pour lui. Il croit et espère que nous l’utiliserons bien, pour le bien.

Jésus nous a montré l’exemple. Jésus a choisi le chemin de l’engagement, d’une action qui coûte, Alors attendons ce Seigneur, ce Maître avec le même état d’Esprit qui l’anime, selon Galates 5:23 !

Alors, prêt, partez !

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Martin Luther a dit :“Travaillez comme si Jésus ne reviendra pas pendant les 1’000 prochaines années. Et soyez prêts comme s'il devait venir aujourd'hui.”

Prière de Mère Térésa

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Seigneur, veux-tu mes mains pour passer cette journée à aider les pauvres et les malades qui en ont besoin?

Seigneur, aujourd'hui je te donne mes mains.

Seigneur, veux-tu mes pieds pour passer cette journée à visiter ceux qui ont besoin d'un ami ?

Seigneur, aujourd'hui je te donne mes pieds.

Seigneur, veux-tu ma voix pour passer cette journée à parler avec ceux qui ont besoin de paroles d'amour ?

Seigneur, aujourd'hui, je te donne ma voix.

Seigneur, veux-tu mon coeur pour passer cette journée à aimer chaque homme seul, rien que parce qu'il est un homme ?

Seigneur, aujourd'hui je te donne mon coeur.

Extrait tiré de La Règle de Reuilly

Aie le sens d’autrui planté en toi comme un aiguillon car le temps presse.

Engage toutes tes ressources de volonté, de courage et d’intelligence pour alléger le fardeau de tes frères.

Ne mesure pas ta vie à ce que tu donnes ou réussis.

Ne la mesure qu’à la tendresse sans mesure de Dieu qui a ployé sous le malheur en son fils Jésus-Christ.

Sois fidèle jusqu’à l’extrême et ne te détourne pas de celui qui veut emprunter de toi ou se réjouir une heure à ta lumière.

Marc Deroeux - Secrétaire Général

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