Courage, j'ai vaincu le monde !

INSCRIPTIONS PASTORALE NATIONALE 2016 : ici

"Je vous ai dit cela pour que par moi, vous ayez la paix. Dans le monde, vous allez souffrir. Mais soyez courageux : j'ai vaincu le monde." Jean 16.33

Image (Courage, j'ai vaincu le monde !) Dans la tourmente, je nous souhaite courage et confiance !

Hier, aujourd'hui comme demain, tant au niveau personnel, familial, professionnel, communautaire, social, faire preuve de courage et de confiance doit continuer à habiter notre foi et notre engagement évangélique.

Quand nous plongeons dans les racines étymologiques de ces deux mots, nous remarquons combien ils sont forts de sens et d'implication concrète. "Courage" trouve son origine dans "coeur" ; et "confiance" est une belle harmonie sémantique entre "foi" et "avec". Ainsi, pas de courage sans coeur, et pas de foi sans lien avec d'autres ! Notre courage sera donc à l'image à ce qui est dans notre coeur. Notre confiance se vivra dans la relation.

La relation au coeur de notre foi !

Chez Jésus, il y a un côté déroutant, c’est le cas dans le contexte de notre verset en accroche. Les disciples croient enfin savoir, et en fait ils ne savent pas grand chose. Ils croient avoir compris, et ils sont loin de la réalité. Jésus place la foi de ceux qui veulent le suivre non sur le plan du savoir, mais de l’être, non dans la sphère de la connaissance mais de la relation. Et il se base sur ce qu’il connaît de mieux et expérimente le plus profondément, à savoir la proximité et l’intimité avec son Père.

Image (Courage, j'ai vaincu le monde !) Sous la pression, le meilleur peut sortir !

Jésus prépare ses disciples à vivre des temps de tension et de pression dans leur foi et leur témoignage. La présence et l’action du Saint Esprit dans leur vie, en paroles et actes, ne peut que les encourager, dans le sens de les mettre en coeur à coeur avec Jésus, lui-même en coeur à coeur avec le Père.

Jésus n'a jamais promis à ses disciples que la vie chrétienne serait de tout repos, comme un long fleuve tranquille. Et ceux qui voudraient le croire risquent d’être vite déçus ! En Jean 16.33, le terme grec traduit souvent par “détresse” ou “tribulations” fait référence à la «pression» du pressoir à vin ou à huile. C’est lorsque nous sommes sous pression que se révèle ce que nous sommes vraiment au plus intérieur de nous-mêmes. Sous la pression, peut sortir le meilleur comme le pire !

Image (Courage, j'ai vaincu le monde !) Vaincus avec le monde

Au chapitre précédent, chapitre 15, Jésus utilise l’image de la vigne pour décrire la relation qu’il veut entretenir avec “les siens”. Il est le Cep, et nous les sarments. Une vie fructueuse ne peut que dépendre de Lui, que s’inspirer de Lui. Si Jésus a vaincu le monde, nous n’avons donc plus besoin de la combattre, mais de nous associer à sa victoire. Soyons courageux, non pour nous jeter dans des batailles qui n’ont plus lieu d’être, mais pour manifester le coeur de Dieu dans le monde vaincu au Christ. En cela, nous sommes tous des convaincus, c’est-à-dire des vaincus avec d’autres, avec le monde. De convaincus, nous sommes devenus, par notre attachement au Christ, des disciples qui, par l’action du Saint Esprit sont dans le monde des témoins de l’amour du Père. C’est le meilleur que Jésus attend de ceux qu’il appelle maintenant ses amis ! Et pour ne pas céder sous la pression, le plus sûr endroit est de nous trouver toujours plus près du Christ qui a vaincu le monde, en recherchant dans la prière et la méditation sa proximité et son intimité.

Manifestons courage et confiance avec et dans le Seigneur !

Marc DEROEUX, Pasteur et Secrétaire Général de la FEEBF

À signaler